
Le Parlement irakien s’est prononcé ce samedi pour le retrait de toutes les troupes étrangères, au plus tard le 31 décembre de cette année.
Après le jet de chaussure contre George Bush, il s’agit bien là d’ un autre geste de défiance à l‘égard des soldats de la coalition
Cela ne concerne pas les soldats américains, dont la présence court officiellement jusqu’en 2011 mais vise en revanche surtout les militaires britanniques.
Il y a quelques jours, Gordon Brown était à Bagdad, et le Premier ministre britannique avait indiqué à cette occasion que le retrait de ses troupes aurait lieu d’ici à cet été. Il va donc sans doute falloir réviser le calendrier.
Parmi les autres contingents étrangers dont les députés irakiens réclament le départ, il y a un millier d’Australiens, et quelques centaines de Roumains, de Salvadoriens et d’Estoniens.
Deux semaines après l'adoption de l'accord sur le retrait des troupes américaines d'Irak, fin 2011, le gouvernement irakien a soumis un projet de loi au parlement, visant à proroger, pour 7 mois, jusqu'en juin 2009, la présence des troupes étrangères, pour restructurer leurs activités.
Le mandat de l'ONU sur la présence des troupes de la coalition en Irak expirant le 31 décembre 2008, une loi est nécessaire pour légaliser la présence de ces troupes au-delà de cette date.
Les Américains, qui forment 95% de ces forces, ont déjà signé un accord bilatéral avec les Irakiens pour rester en Irak et ne se retirer que fin 2011.
Le reste de la coalition est largement dominé par les troupes britanniques (4.100 soldats).
La Roumanie, le Salvador, l'Estonie et l'Australie disposent également de soldats dans le pays.
Pour l’heure, les capitales occidentales n’ont pas réagi à la décision du Parlement de Bagdad.







